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Un achat en VEFA est protégé par plusieurs garanties qui se déclenchent avant, pendant et après la livraison. Voici comment les reconnaître et les activer au bon moment.

Acheter un logement neuf sur plans peut inquiéter : comment être sûr que le bien sera terminé, puis exempt de défauts ? La réponse tient dans un empilement de garanties légales qui protègent l’acquéreur en VEFA, avant comme après la livraison. Les connaître, c’est savoir vers quelle garantie se tourner selon le type de désordre et le moment où il apparaît.
Voici la vue d’ensemble : avant la livraison, la garantie financière d’achèvement assure la finition de l’immeuble. Après la livraison, quatre protections se relaient dans le temps, d’un an à dix ans. Check my House, cabinet d’expertise bâtiment indépendant, vous explique ce que couvre chaque garantie, sa durée et son point de départ, pour que vous sachiez exactement à quoi vous avez droit.
La garantie financière d’achèvement (GFA) intervient en amont, pendant la construction. Son objectif est unique mais capital : garantir que votre logement sera bien achevé, même si le promoteur connaît des difficultés financières ou fait défaut. Un organisme garant prend alors le relais pour financer la fin des travaux.
C’est la garantie à vérifier en priorité avant de signer, car elle couvre le risque majeur de l’achat sur plan. Contrairement aux garanties qui suivent, elle ne concerne pas les défauts du logement fini, mais bien l’achèvement de l’ouvrage. Une fois la livraison intervenue, le relais est pris par les garanties légales de construction.
À la livraison, vous inspectez le logement et notez au procès-verbal les défauts visibles, appelés vices apparents. Vous disposez d’un délai d’un mois à compter de la remise des clés pour compléter cette liste si vous découvrez d’autres défauts apparents. Le promoteur doit ensuite faire réparer ces désordres.
La garantie de parfait achèvement couvre, pendant un an à compter de la réception des travaux, l’ensemble des désordres signalés, qu’ils aient été réservés à la livraison ou révélés durant cette première année. Dans le cadre de la VEFA, elle lie le promoteur constructeur et les entreprises, et permet la levée des réserves. C’est la première ligne de défense de l’acquéreur au quotidien.

La garantie biennale, dite aussi garantie de bon fonctionnement, couvre pendant deux ans à compter de la réception les éléments d’équipement dissociables du bâti. Sont visés les équipements que l’on peut démonter, remplacer ou réparer sans détériorer le gros oeuvre : robinetterie, volets, portes intérieures, radiateurs, interphone, par exemple.
Elle prend le relais de la garantie de parfait achèvement pour ces équipements précis. Si un volet roulant tombe en panne ou si un équipement dissociable cesse de fonctionner correctement dans les deux ans, cette garantie oblige à la remise en état. Elle ne couvre en revanche ni l’usure normale, ni les éléments indissociables de la structure.
La garantie décennale est la plus connue et la plus protectrice dans le temps. Elle couvre, pendant dix ans à compter de la réception, les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui le rendent impropre à sa destination, ainsi que les désordres affectant des éléments d’équipement indissociables du bâti. On y range typiquement les fissures graves, les problèmes d’étanchéité majeurs ou les affaissements.
Cette garantie est adossée à l’assurance de responsabilité décennale des constructeurs. Pour l’acquéreur, elle constitue un filet de sécurité de long terme contre les désordres les plus lourds, ceux qui touchent au coeur même du bâtiment. Les désordres qui relèvent du décennal donnent souvent lieu à expertise, car leur qualification n’est pas toujours évidente.
À côté de la décennale, l’assurance dommages-ouvrage joue un rôle clé. Souscrite avant l’ouverture du chantier par le maître d’ouvrage, elle permet de préfinancer rapidement la réparation des désordres relevant de la garantie décennale, sans attendre qu’un tribunal désigne un responsable. C’est un accélérateur d’indemnisation précieux en cas de sinistre grave.
Pour résumer la chronologie des protections après la livraison :

La difficulté, pour un particulier, est de qualifier correctement un désordre et de le rattacher à la bonne garantie. Un défaut mineur relève du parfait achèvement, une panne d’équipement de la biennale, une fissure structurelle de la décennale. Une erreur de qualification ou un délai dépassé peut vous priver d’un recours pourtant légitime.
C’est là qu’un regard d’expert indépendant fait la différence. Nos experts analysent l’origine et la gravité du désordre, identifient la garantie applicable et vous aident à constituer un dossier solide. Cette approche vaut aussi bien à la livraison VEFA que face à un désordre révélé plus tard, y compris lorsqu’il s’apparente à un vice caché dans un contexte particulier.
Les garanties de parfait achèvement, biennale et décennale courent à compter de la réception des travaux. La garantie financière d’achèvement, elle, produit ses effets pendant la construction, avant la livraison.
En VEFA, le promoteur vendeur est votre interlocuteur principal. Pour les garanties de construction, il actionne les entreprises et leurs assurances. En cas de désordre relevant de la décennale, l’assurance dommages-ouvrage permet un préfinancement rapide des réparations.
Non. Elle vise les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, ainsi que certains équipements indissociables. Les petits défauts et les équipements dissociables relèvent d’autres garanties, plus courtes.
Selon sa nature, il peut relever de la garantie biennale (équipements dissociables, dans les deux ans) ou de la garantie décennale (désordres graves, dans les dix ans). Une expertise permet de le qualifier et de choisir le bon recours.
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