
Accompagnement CCMI
Sécuriser votre construction de maison neuve.
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Une malfaçon peut apparaître avant ou après la réception des travaux. Savoir la qualifier, poser ses réserves et mobiliser la bonne garantie fait toute la différence.

Une maison neuve ou des travaux récents ne mettent malheureusement pas à l’abri des défauts. Fissures anormales, infiltrations, carrelage qui sonne creux, isolation bâclée : ce sont des malfaçons, c’est-à-dire des défauts d’exécution qui ne respectent pas les règles de l’art ou le contrat. La bonne nouvelle, c’est que la loi française protège solidement le maître d’ouvrage grâce à un système de garanties. Encore faut-il savoir laquelle s’applique et comment agir dans les délais.
Voici les malfaçons les plus fréquentes, les garanties qui vous couvrent et la marche à suivre pour faire valoir vos droits.
Une malfaçon est un défaut d’exécution imputable à l’entreprise : un ouvrage mal réalisé, non conforme aux normes ou au contrat. Il faut la distinguer de l’usure normale, qui résulte du vieillissement, et du défaut de conformité, qui correspond à un écart par rapport à ce qui était prévu (une dimension, un matériau, un équipement différent du plan). Selon sa gravité et le moment où elle apparaît, une malfaçon relève de garanties différentes.
Certains défauts reviennent régulièrement sur les chantiers, neufs comme en rénovation :
Toutes n’ont pas la même gravité : une fissure superficielle n’a rien à voir avec un défaut d’étanchéité qui rend une pièce impropre à l’usage.

La réception des travaux est un moment clé : c’est l’acte par lequel vous acceptez l’ouvrage, avec ou sans réserves. Tout défaut visible doit être consigné dans le procès-verbal de réception. Ces réserves obligent l’entreprise à reprendre les désordres signalés. Ne signez jamais un procès-verbal sans réserves si vous constatez des défauts : une fois la réception prononcée sans réserve, les désordres apparents deviennent beaucoup plus difficiles à contester. C’est pourquoi il est vivement conseillé de se faire accompagner ce jour-là.
Une fois la réception prononcée, trois garanties se déclenchent, avec des durées et des champs différents, comme le rappelle service-public.fr.
Valable un an à compter de la réception, elle oblige l’entreprise à réparer tous les désordres signalés, qu’ils figurent dans le procès-verbal de réception ou qu’ils apparaissent dans l’année. Elle ne couvre pas l’usure normale. Elle se met en oeuvre par une notification à l’entreprise, en fixant un délai d’intervention.
Appelée aussi garantie biennale, elle couvre pendant deux ans les éléments d’équipement dissociables de la construction, c’est-à-dire ceux que l’on peut remplacer sans détériorer le bâti (volets, ballon d’eau chaude, robinetterie, etc.). L’entreprise doit réparer ou remplacer l’élément défaillant.
C’est la protection la plus importante. Pendant dix ans à compter de la réception, elle couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination : fondations, structure, étanchéité, gros oeuvre. Une fissure traversante laissant passer l’eau, une toiture qui n’est plus étanche ou un affaissement de plancher peuvent relever de la décennale.
Souscrite avant l’ouverture du chantier par le maître d’ouvrage, l’assurance dommages-ouvrage permet de préfinancer les réparations relevant de la garantie décennale, sans attendre qu’un tribunal désigne le responsable. Concrètement, elle vous indemnise rapidement, puis se retourne ensuite contre les constructeurs et leurs assureurs. C’est un filet de sécurité précieux, souvent sous-estimé, qui évite de rester bloqué pendant des années de procédure.

Face à une malfaçon, la méthode compte. Quelques étapes structurent une démarche efficace :
L’expertise technique est souvent l’élément décisif : elle transforme un litige verbal en dossier argumenté, ce qui fait toute la différence dans la négociation comme devant un tribunal.
Pour un projet en cours, l’accompagnement d’un expert en CCMI et une réception assistée permettent de détecter les défauts au bon moment. Pour des désordres déjà apparus, l’analyse des fissures aide à rattacher le problème à la bonne garantie.
La malfaçon est un défaut d’exécution des travaux, couvert par les garanties de construction. Le vice caché concerne un défaut non apparent lors d’une vente immobilière, relève d’un autre régime juridique. Les deux peuvent parfois se recouper, d’où l’intérêt d’une analyse technique.
Cela dépend de la garantie : un an pour le parfait achèvement, deux ans pour le bon fonctionnement, dix ans pour la décennale, à compter de la réception. Il est important d’agir vite et de notifier l’entreprise par écrit dès la constatation du désordre.
Après une mise en demeure par lettre recommandée restée sans effet, vous pouvez actionner l’assurance dommages-ouvrage pour les dommages décennaux, et engager une expertise puis, si besoin, une procédure. Un dossier technique solide facilite grandement ces démarches.
Oui, car elle permet de qualifier objectivement le désordre et d’identifier la garantie applicable. Un défaut d’apparence anodine peut relever de la décennale s’il compromet un ouvrage, et inversement. L’avis d’un expert évite les erreurs d’aiguillage.
Décrivez votre situation : nous réalisons une expertise claire et indépendante, sans vente de travaux.