
Accompagnement CCMI
Sécuriser votre construction de maison neuve.
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La notice descriptive engage le constructeur sur ce qui est réellement prévu. Bien la lire, c’est repérer les travaux réservés et les formulations floues avant de signer.

La notice descriptive est l’un des documents les plus importants de votre contrat de construction de maison individuelle (CCMI), et pourtant c’est souvent celui que l’on lit le plus vite. C’est elle qui détaille, poste par poste, ce que le constructeur va réellement livrer pour le prix annoncé. Bien lue, elle protège votre budget et vos attentes. Mal comprise, elle devient la première source de litiges et de rallonges financières.
En tant que cabinet d’expertise bâtiment indépendant, nous vous expliquons ici ce que la notice doit contenir, comment repérer les prestations laissées à votre charge et quelles formulations doivent vous alerter avant de signer.
La notice descriptive est un document annexé au CCMI qui décrit précisément les caractéristiques techniques de la maison et les prestations comprises dans le prix convenu. Son modèle type est fixé par l’arrêté du 27 novembre 1991, pris en application de la loi du 19 décembre 1990 relative au contrat de construction de maison individuelle. Ce cadre réglementaire a d’ailleurs été actualisé fin 2024 pour mieux refléter les exigences actuelles de construction.
Concrètement, la notice remplit une double fonction. Elle vous permet de comparer objectivement les offres de plusieurs constructeurs, puisque tous décrivent les mêmes rubriques. Elle a surtout une valeur contractuelle : une fois signée, elle engage le constructeur sur ce qui y est écrit. Ce qui figure dans la notice est dû, ce qui n’y figure pas ne l’est pas forcément. D’où l’importance de la lire ligne à ligne.
La notice suit une structure logique qui reprend l’ensemble de l’ouvrage, du sol jusqu’aux finitions. Vous devez y retrouver au minimum :
Pour chaque poste, la notice doit préciser la nature des matériaux, leurs caractéristiques et, idéalement, les marques ou les gammes retenues. Une description sérieuse indique par exemple le type de menuiseries, le niveau d’isolation ou le mode de chauffage prévu, et pas seulement une catégorie vague.

C’est le point le plus sensible. La notice distingue deux catégories : les travaux compris dans le prix et les travaux dits réservés, c’est-à-dire ceux que vous devrez réaliser ou financer vous-même après la livraison. Beaucoup d’acquéreurs signent en pensant que le prix affiché correspond à une maison prête à vivre, alors qu’une partie des prestations reste à leur charge.
Parmi les travaux fréquemment laissés au maître d’ouvrage, on retrouve souvent :
La règle est claire : ces travaux réservés doivent être chiffrés dans la notice, et de manière réaliste. La jurisprudence rappelle régulièrement qu’un constructeur ne peut pas minorer artificiellement ces montants pour rendre son offre plus attractive. Additionnez toujours le prix du contrat et le coût estimé des travaux réservés pour connaître le budget total réel de votre projet.
Une notice bien rédigée est précise. À l’inverse, certaines tournures trop générales cachent souvent des économies faites à votre insu. Soyez vigilant face à :
Chaque imprécision est une porte ouverte à l’interprétation, presque toujours en votre défaveur au moment du chantier. Mieux vaut faire corriger une notice avant la signature que de constater une prestation au rabais une fois les murs montés.

La notice ne se lit jamais seule. Elle doit être parfaitement cohérente avec les plans et avec le prix convenu. Une chambre présente sur le plan mais absente de la notice, un garage dessiné mais non chiffré, une surface qui ne correspond pas : ce sont autant de contradictions à lever avant de signer. En cas de désaccord ultérieur, ce sont ces documents qui feront foi.
Faire relire l’ensemble par un expert en bâtiment indépendant, dans le cadre d’une assistance CCMI, permet de repérer les incohérences, les prestations sous-évaluées et les travaux réservés mal chiffrés. En tant que cabinet indépendant, nous ne vendons aucun travaux et n’avons aucun intérêt à minimiser un poste : notre seul rôle est de sécuriser votre projet.
Oui. Elle fait partie des documents que le constructeur doit obligatoirement joindre au contrat, et son modèle est encadré par l’arrêté du 27 novembre 1991. Un CCMI dépourvu de notice conforme est irrégulier.
Toute modification doit faire l’objet d’un avenant écrit, signé par les deux parties, précisant l’incidence sur le prix et sur les délais. Une modification verbale n’a aucune valeur en cas de litige.
Vous pouvez la signaler comme réserve lors de la réception et exiger la mise en conformité. La notice signée sert alors de référence pour prouver l’écart entre ce qui était prévu et ce qui a été réalisé.
Idéalement avant la signature du contrat, quand tout est encore négociable. Une relecture experte à ce stade évite la plupart des mauvaises surprises budgétaires et techniques.
Décrivez votre situation : nous réalisons une expertise claire et indépendante, sans vente de travaux.